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Combien d'iris
sont-ils possibles ?

La combinatoire des génotypes de l'iris des jardins — ou comment l'espace du possible dépasse, de plusieurs milliards de fois, tout ce que l'humanité a jamais cultivé.

Outil interactif · SFIB · 2026
Introduction

Le vertige du possible

Depuis Sir Michael Foster, des générations d'hybrideurs ont créé environ 46 000 cultivars d'iris des jardins (Tall Bearded) enregistrés. Cela paraît immense. Et pourtant, ce nombre n'est qu'une poussière infinitésimale flottant dans un océan de possibilités. La question que pose cet outil est simple à formuler, vertigineuse à mesurer : combien de génotypes d'iris sont-ils théoriquement possibles ?

Un iris des jardins est un organisme tétraploïde : chacun de ses gènes existe en quatre copies, réparties sur quatre chromosomes homologues. Quand on modélise sa génétique sur quelques dizaines de loci, chacun pouvant porter plusieurs allèles, le nombre de combinaisons distinctes n'est pas grand — il est astronomique. De l'ordre de 1015 à 1020, selon les hypothèses. Ce nombre dépasse celui des grains de sable de la Terre.

Cet outil ne se contente pas d'affirmer ce chiffre : il le calcule devant vous. Vous réglez le nombre d'allèles par locus, la ploïdie, les contraintes d'épistasie — et vous voyez en temps réel le volume de l'espace inexploré. Un second module mesure l'entropie de Shannon du pool génique réel (base AIS 2025) et la compare à l'entropie maximale théorique, quantifiant objectivement la diversité préservée ou perdue.

★ L'idée qui donne le vertige

L'iris le plus beau n'a probablement jamais existé — et ne pourra jamais exister, même avec un million d'années d'hybridation. Non par manque de talent ou de patience, mais par pure arithmétique : l'espace des génotypes possibles est si vaste que la fraction jamais explorée restera, à toute échelle humaine, indistinguable de la totalité.

Deux arguments convergent vers cette conclusion. Le premier est combinatoire : avec 1015 à 1020 génotypes possibles et seulement ~104–105 jamais réalisés, la fraction explorée (~10−11 ou moins) est si minuscule que l'optimum global se trouve presque certainement en dehors. Le second est historique et génétique : le pool réel n'est pas un échantillon aléatoire de l'espace théorique, mais un sous-ensemble minuscule, descendu de quelques espèces fondatrices, façonné par un goulot d'étranglement tétraploïde verrouillé vers 1900.

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Section I

La formule combinatoire

Pour compter les génotypes possibles, il faut d'abord compter ceux d'un seul locus, puis multiplier sur l'ensemble des loci. La tétraploïdie change tout par rapport à la génétique diploïde classique de Mendel.

Un locus, quatre copies, k allèles

Sur un locus tétraploïde, le génotype est un multiensemble de 4 copies tirées parmi k types d'allèles. L'ordre des quatre positions chromosomiques n'a aucun sens biologique (AAaa = aAaA). Le nombre de génotypes distincts est donc le coefficient multiensemble :

Nnon ordonné(k) = C(k+3, 4) = (k+3)(k+2)(k+1)(k)
24
Combinaisons avec répétition : « 4 copies parmi k types »

Vérifions sur le cas le plus simple, k = 2 allèles (A et a). La formule donne C(5,4) = 5 génotypes — exactement les cinq classes de dosage tétraploïde bien connues des hybrideurs :

GénotypeDosageNom
AAAA4 doses AQuadruplex
AAAa3 doses ATriplex
AAaa2 doses ADuplex
Aaaa1 dose ASimplex
aaaa0 dose ANulliplex

C'est précisément cette structure de dosage qui explique pourquoi, chez l'iris, un allèle récessif comme la pointe tangerine (pink) ne s'exprime qu'en quadruple dose (tttt), tandis qu'un dominant comme Pl (absence de plicata) suffit en une seule copie avec un effet de dose graduel.

Davantage d'allèles, explosion immédiate

k (allèles)Génotypes non ordonnés C(k+3,4)Génotypes ordonnés k⁴Exemple iris
2516locus bi-allélique simple
31581
435256locus Pl (Pl, pl, lu, gl)
570625
61261 296
83304 096série plicata complète (pool)

Le résultat 35 génotypes pour k = 4 est confirmé par la littérature de génétique des polyploïdes : sur un locus tétraploïde à quatre allèles en hérédité polysomique, 35 génotypes sont possibles — qui se regroupent toutefois en seulement 15 classes phénotypiques visibles, à cause de la dominance. La diversité génotypique réelle est donc supérieure à la diversité observable.

Le génotype complet : un produit sur tous les loci

Les loci s'assortissant (en première approximation) indépendamment, le nombre total de génotypes de la plante entière est le produit des comptes par locus :

Ntotal = ∏i=1L C(ki+3, 4)
Produit, sur les L loci, du nombre de génotypes de chaque locus

Pour L = 13 loci identiques, on passe en logarithme : log₁₀ N = 13 × log₁₀(compte par locus). Deux bornes encadrent l'estimation annoncée :

HypothèseCompte / locusN total (13 loci)
3 allèles / locus1515¹³ ≈ 1,9 × 10¹⁵
4 allèles / locus3535¹³ ≈ 1,2 × 10²⁰

Une moyenne de 3 à 4 allèles par locus suffit donc à reproduire exactement la fourchette 1015–1020. Ce n'est pas le nombre de loci qui produit le vertige, mais la richesse allélique par locus combinée à la tétraploïdie.

Ce qui réduit l'espace : épistasie et contraintes

Le produit naïf surestime, car la biologie impose des limites. Le calculateur permet de les modéliser :

Définition Espace génotypique vs espace phénotypique

L'espace génotypique compte toutes les combinaisons d'allèles distinctes (ce que calcule la formule). L'espace phénotypique ne compte que les apparences distinguables à l'œil. La dominance, le masquage et l'épistasie font que le second est toujours plus petit. Pour l'hybrideur, c'est une bonne nouvelle : des trésors génétiques cachés sommeillent derrière des phénotypes ordinaires.

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Section II

Les 13 loci du modèle Predictor

Le modèle « Iris Predictor v17 » de la SFIB retient treize loci documentés de la génétique de l'iris barbu. Certains sont des séries alléliques classiques, inférées du comportement des croisements ; d'autres sont des gènes moléculaires séquencés, identifiés par transcriptomique. Les deux strates de preuves sont distinctes et ne doivent pas être confondues.

Locus / GèneRôleAllèles (modèle)Type
Pl (plicata)Motif plicata / luminata / glaciata. Hiérarchie Pl > pl > lu > gl4Série classique
I (inhibiteur)Inhibiteur dominant d'anthocyane → blancs purs2Série classique
IsInhibiteur des standards (amoena), effet de dose2Série classique
AeRehausseur d'anthocyane → noirs et marques intenses2Série classique
t (tangerine)Facteur pink : lycopène vs β-carotène (récessif, 4 doses)2Série classique
Y (caroténoïde)Présence de jaune (dominant) vs blanc (récessif)2Série classique
IgDFRDihydroflavonol réductase — voie anthocyane3Gène moléculaire
IgF3′5′HFlavonoïde 3′5′ hydroxylase → delphinidine (bleu/violet)3Gène moléculaire
IgLCYB2Lycopène β-cyclase — couleur de barbe (carotène)3Gène moléculaire
IgFTFLOWERING LOCUS T — accélère la remontance3Gène moléculaire
IgSVPSHORT VEGETATIVE PHASE — suppresseur floral3Gène moléculaire
IgTPS14Linalool synthase — parfum3Gène moléculaire
IgbHLH3Complexe MBW (régulateur maître anthocyane)3Gène moléculaire

Le locus Pl : la vedette de la série allélique

Le locus plicata illustre parfaitement la richesse allélique. Quatre allèles nommés (Pl, pl, pllu, pla) suivent une hiérarchie de dominance — Pl > pl > lu > gl — avec pl et pllu mutuellement codominants. Mais les sources d'hybrideurs estiment qu'il existe jusqu'à 8 allèles dans le pool global, dont seulement 4 au maximum présents dans un individu tétraploïde donné. C'est une distinction capitale pour le calculateur : le pool peut être riche, mais chaque individu n'en porte que quatre copies.

Effet de dose tétraploïde. Les allèles dominants (Pl) ne requièrent qu'une dose, chaque dose supplémentaire modulant l'intensité. Les allèles récessifs (pl, pl, pl, pl) requièrent typiquement les quatre doses pour s'exprimer. C'est pourquoi la génétique de l'iris est si subtile — et si difficile à prédire sans modèle quantitatif.

Le génome de référence

L'espèce fondatrice Iris pallida Lam. possède un génome de 10,04 Gpb (Bruccoleri et al., GigaByte 2023) — environ trois fois la taille du génome humain, avec de nombreuses quasi-duplications. Cette complexité physique sous-tend le modèle combinatoire : derrière chaque « locus » du modèle se cache une réalité moléculaire bien plus riche que treize gènes.

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Section III

Calculateur de l'espace génotypique

Réglez les paramètres et observez en temps réel le volume de l'espace possible, sa comparaison aux grandes échelles de l'univers, et la fraction infinitésimale jamais explorée.

Paramètres globaux

4
2 = diploïde · 4 = tétraploïde (iris des jardins) · 6 = hexaploïde
13
Le modèle Predictor v17 en retient 13
4
Applique la même richesse à tous les loci (le mode détaillé ci-dessous prime si activé)

Mode détaillé — richesse allélique locus par locus

Mode détaillé : désactivé Activez pour fixer chaque locus individuellement (valeurs par défaut du modèle)

Contraintes biologiques

100 %
Fraction des génotypes biologiquement viables
0
Paires de loci co-ségrégant — réduit l'assortiment indépendant
Génotypes distincts possibles (non ordonnés, viables)
Par locus moyen
génotypes / locus
Ordonnés (kᵖ)
positions distinguées
Phénotypes visibles
après collapse dominance

Où se situe ce nombre dans l'univers ?

La fraction jamais explorée

Cultivars TB enregistrés (~46 000) rapportés à l'espace théorique :
Fraction explorée :

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Section IV

Entropie de Shannon
du pool génique 2025

Combien de diversité le pool réel des iris contient-il, comparé au maximum théorique ? L'indice de Shannon mesure cela objectivement, à partir des fréquences observées des catégories phénotypiques dans la base AIS.

H = −∑ pi · log pi
H = entropie · pᵢ = fréquence de la catégorie i · Hmax = log(N) · évenness J = H / Hmax
Lecture L'évenness J entre 0 et 1

J proche de 1 : distribution uniforme, pool très diversifié et équilibré. J faible : une ou deux catégories dominent — signature d'une diversité appauvrie, d'un effet fondateur ou d'un goulot d'étranglement. Suivre J au fil des décennies révèle l'érosion ou la préservation génétique.

Le module ci-dessous calcule H, Hmax et J pour chaque grand caractère phénotypique, à partir de la base iris_database_compact.json (chargée en direct). Les caractères dont une catégorie dépasse ~65 % de fréquence sont signalés comme « faible diversité ».

Diversité mesurée — base AIS 2025

J élevé (> 0,67) — diversifié J modéré (0,34–0,66) J faible (< 0,34) — appauvri

Chargement de la base de données des cultivars…

L'érosion génétique se définit comme la déperdition de variabilité au fil du temps, reconnue à trois niveaux — espèce, variété, allèle — et reflétée par une baisse de l'évenness allélique. Le modèle de rétention d'hétérozygotie, 1 − (1 / 2Ne) par génération, quantifie la perte : une population effective Ne = 10 perd ~5 % d'hétérozygotie par génération. Une évenness J en baisse au fil des enregistrements AIS serait la signature de cette érosion.

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Section V

Le goulot d'étranglement fondateur

Si l'espace théorique est si vaste, pourquoi le pool réel est-il si pauvre ? Parce qu'il ne descend que d'une poignée d'espèces fondatrices, croisées il y a un peu plus d'un siècle. C'est un cas d'école d'effet fondateur.

Presque tous les iris de jardin du XIXe siècle étaient des formes de deux espèces diploïdes européennes : Iris pallida et Iris variegata. La lignée tétraploïde moderne est née quand une poignée d'espèces tétraploïdes de Méditerranée orientale et d'Asie Mineure ont été introduites et croisées — principalement par Sir Michael Foster autour de 1885–1900.

~1860Base diploïde : I. pallida et I. variegata (2n = 24) dominent les jardins.
1885Foster reçoit 'Amas' (I. macrantha), collecté près d'Amasia (Turquie) — tétraploïde.
1888Introduction de I. cypriana (Chypre), I. trojana, I. mesopotamica, I. kashmiriana.
1900–1920Les croisements de ces tétraploïdes avec la base diploïde (via gamètes non réduits) fixent la tétraploïdie.
Aujourd'huiQuelques iris de Foster se retrouvent dans l'ascendance de presque tous les TB modernes.

★ Un échantillon, pas un tirage aléatoire

Le pool réalisé n'est pas un échantillon aléatoire de l'espace théorique : c'est un sous-ensemble minuscule et biaisé, descendu de quelques fondateurs. De nombreux allèles ne furent jamais introduits ; de nombreuses combinaisons sont interdites par la liaison génétique, l'origine tétraploïde, et les filtres esthétiques des hybrideurs. Une grande part de l'espace théorique était inatteignable depuis les fondateurs — pas seulement jamais visitée.

S'ajoute la sélection directionnelle intense des hybrideurs vers des objectifs à la mode (taille, ondulations, couleurs précises) et la réutilisation massive de quelques parents d'élite. C'est exactement le « goulot d'étranglement de la modernisation » décrit dans la littérature des plantes cultivées. La lignée pink, par exemple, remonte à une mutation unique de l'ère tétraploïde.

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Section VI

L'iris qui n'a jamais existé

L'iris le plus beau n'a probablement jamais existé — et ne pourra jamais exister, même avec un million d'années d'hybridation. — La thèse centrale de cet outil

Deux arguments indépendants convergent vers cette conclusion troublante.

Argument 1 — combinatoire

Avec 1015 à 1020 génotypes possibles et seulement ~104–105 jamais réalisés, la fraction explorée est de l'ordre de 10−11 ou moins. Prenons ~46 000 cultivars TB enregistrés rapportés à 1015 : la fraction est de 4,6 × 10−11 — environ un dix-milliardième. Face à 1020, elle tombe à 4,6 × 10−16. Par pure probabilité, l'optimum global n'a jamais été instancié.

Argument 2 — historique et génétique

Le pool réel descend de quelques fondateurs, beaucoup d'allèles n'ayant jamais été introduits et beaucoup de combinaisons étant précluses. L'espace réellement atteignable par hybridation est une infime sous-région de l'espace théorique — elle-même infinitésimale.

Une comparaison juste avec les échecs. Le nombre de positions légales aux échecs est d'environ 4,8 × 1044 (Tromp & Österlund, 2021) ; le nombre de parties possibles, ~10120 (le « nombre de Shannon », 1950). Comme aux échecs, les règles de l'iris sont simples et finies — mais l'explosion combinatoire garantit que l'essentiel de l'espace ne sera jamais visité. L'espace génotypique de l'iris est un compte d'états ; les ~1044 positions légales en sont l'analogue structurel le plus juste.

Faut-il en être attristé ? Au contraire. Cette immensité signifie que l'hybridation n'a pas de fin : chaque croisement explore un territoire vierge, et il restera toujours, juste hors de portée, des fleurs qu'aucun œil humain n'a jamais vues — ni ne verra jamais. La beauté de l'iris est, au sens le plus littéral, inépuisable.

Annexe

Sources et bibliographie

Combinatoire des polyploïdes

De Silva, H. N. et al., « Estimation of allele frequencies in polyploids under certain patterns of inheritance », Heredity (Nature). Coefficient multiensemble C(k+3,4) ; 35 génotypes / 15 phénotypes pour k = 4.

Voorrips, R. E. et al., « FitTetra 2.0 — genotype calling for tetraploids », BMC Bioinformatics, 2019.

Génétique de l'iris

Waters, T., « Iris Hybridizing » (crib sheet AIS) — séries Pl, I, Is, Ae, facteur tangerine.

Spoon, Dr. (Winterberry Irises) — locus plicata, jusqu'à 8 allèles, effet de dose tétraploïde.

Fan, Z. et al., « To bloom once or more times : reblooming mechanisms of Iris germanica », BMC Genomics, 2020 — IgFT, IgSVP.

Études transcriptomiques — IgDFR, IgF3′5′H, IgLCYB2, IgTPS14, complexe MBW (IgbHLH3, R2R3-MYB).

Bruccoleri, R. et al., « Genome assembly of the bearded iris, Iris pallida Lam. », GigaByte, 2023 — 10,04 Gpb.

Entropie et diversité

Shannon, C. E. & Weaver, W., The Mathematical Theory of Communication, 1949 — indice de diversité.

van de Wouw, M. et al., « Genetic erosion in crops », Plant Genetic Resources, Cambridge.

Échelles de comparaison

Bianconi, E. et al., « An estimation of the number of cells in the human body », Annals of Human Biology, 2013 — 3,72 × 10¹³.

NPR / D. Blatner, Spectrums — grains de sable ~7,5 × 10¹⁸. ESA — étoiles ~10²²–10²⁴.

Tromp, J. & Österlund, P., 2021 — positions d'échecs légales ~4,8 × 10⁴⁴. Shannon, C. E., 1950 — ~10¹²⁰ parties.

Registre et histoire

AIS Iris Encyclopedia (wiki.irises.org) — InfoNumberOfIrisNames ; comptes TB ~39 000–40 000 (2016–2017), ~46 000 estimé en 2025.

Historic Iris Preservation Society — Sir Michael Foster et les espèces fondatrices tétraploïdes.

Avertissement méthodologique

Le modèle à 13 loci et 3–4 allèles est une abstraction stylisée, non un génome mesuré. Le chiffre 10¹⁵–10²⁰ est un ordre de grandeur illustratif. Les comptes alléliques classiques sont en partie inférés du comportement des croisements ; les noms de gènes moléculaires décrivent l'expression, non une série allélique. Les totaux d'enregistrement varient selon les sources et les définitions.