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Prédicteur de ségrégation colorée

Croisez deux génotypes parentaux et lisez la palette attendue en F1 puis la ségrégation complète en F2 — six loci — dont le locus plicata tétraploïde à dosage —, épistasie comprise.

SFIB · Génétique des couleurs

Croisement parental

Définissez le génotype de chaque parent locus par locus. L'aperçu floral se met à jour en direct.

⏳ Chargement de la base de cultivars…

Parent A (porte-graine ♀)

Parent B (pollen ♂)

Grille de Punnett par locus

Visualisez la ségrégation gamétique d'un ou deux loci à la fois, puis lisez l'agrégation des six loci dans l'onglet principal.

La grille reflète les génotypes parentaux saisis dans Le prédicteur. Modifiez-les puis revenez ici pour voir la grille se recalculer.

Le modèle génétique à six loci

Un modèle pédagogique mendélien simplifié. La couleur réelle d'un iris met en jeu des dizaines de gènes ; ces six loci capturent les grands axes phénotypiques, y compris les patrons plicata et luminata.

Le locus plicata, en série allélique tétraploïde

Plicata et luminata ne sont pas des couleurs supplémentaires : ce sont des patrons de distribution du pigment anthocyanique, superposés à la couleur de fond. La synthèse génétique de l'AIS (Spoon, glossaire Iris Wiki ; Waters ; d'après Keppel 2003) les place sur un locus unique à série allélique récessive, ici modélisé en tétraploïde à dosage (quatre allèles par plante) :

Pl > pl > pl^lu > pl^a
self (Pl, dominant) > plicata (pl) > luminata (pl^lu) > glaciata (pl^a). Une seule dose de Pl suffit pour un self ; les patrons récessifs exigent en principe quatre doses récessives, sauf combinaison de récessifs où s'applique le pecking order.
Génotypes de dose (test-crosses de Spoon) : luminata = pl^lu pl^lu pl^a pl^a · fanciata (luminata-plicata) = pl^lu pl^lu pl pl · plicata = pl pl pl pl ou pl pl pl^a pl^a · glaciata = pl^a pl^a pl^a pl^a.

Ségrégation tétraploïde

Les gamètes portent deux allèles (issus des quatre), selon la ségrégation random chromosome : les six paires possibles parmi quatre allèles sont équiprobables. La double réduction (α) est négligée, conformément à la convention des sélectionneurs. C'est ce qui rend les récessifs bien plus rares qu'en diploïde : un self peut cacher une, deux ou trois doses de plicata sans l'exprimer.

Règles d'épistasie

B (blanc) est épistatique : le génotype bb supprime toute pigmentation et donne une fleur blanche, quels que soient les autres loci.
Is (inhibiteur d'étendard) : n'a d'effet visible qu'en présence d'anthocyanes (A_). Il décolore l'étendard tout en laissant les sépales pigmentés — c'est le patron amoena / variegata.
Le locus plicata est masqué quand l'anthocyane est absente (aa) ou supprimée (bb) : pas d'anthocyane, pas de patron à distribuer.

Conventions

Les cinq loci de couleur restent bialléliques diploïdes (faute de dosage documenté ; allèle dominant en majuscule, A_ = « au moins un allèle dominant »). Seul le locus plicata est tétraploïde à quatre allèles, là où le dosage est établi. La dominance est considérée comme complète.

Ce qui reste incertain. Les ratios de gamètes tétraploïdes random-chromosome sont un fait de manuel bien établi. En revanche, le génotype pl^lu pl^lu pl^a pl^a de la luminata repose sur les seuls test-crosses de Spoon, publiés en contexte éducatif AIS et non répliqués en revue à comité de lecture. Les cinq loci de couleur, gardés diploïdes, sont une simplification : en réalité ils sont aussi tétraploïdes, ce qui peut introduire des effets de dose (amoena complète/incomplète, etc.) non modélisés ici.
Le broken color (panachure somatique : Batik, lignée Zebra) est d'origine transposable, non mendélien, et reste volontairement hors modèle. Les phénotypes réels dépendent aussi de modificateurs polygéniques et de l'environnement.

Fratries réelles : la ségrégation observée

On regroupe les semis partageant le même couple parental (pod × pol) pour reconstituer de vraies fratries, puis on lit la distribution colorée observée — et ce qu'elle révèle des allèles cachés des parents.

Ce que mesure cet onglet. Deux parents nommés sont presque toujours deux cultivars distincts : une fratrie est donc une F1 de plein-frères, dont la variation trahit l'hétérozygotie des parents. Le modèle « naïf » suppose des parents homozygotes et prédit une seule couleur ; la fratrie réelle en montre plusieurs. L'écart est le résultat intéressant — il dévoile les allèles récessifs portés sans être exprimés.